Dites ouïe !

Femme, je t’aime

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Plus jeune, je m’entourais beaucoup de garçons. Je préférais leur compagnie calme à celle des filles, plus fatigante. Je crois que j’aimais sentir un certain pouvoir d’attraction plutôt que d’avoir des rivales. Je n’étais pas friande des soirées-pyjama ou sorties shopping, je préférais traîner avec les mecs ! Je réalise que mon côté masculin dominait : j’étais plus tournée vers l’efficacité, l’aventure, le courage que vers la douceur et la délicatesse. Je me souviens que j’étais très brusque d’ailleurs, je cassais beaucoup et je me cognais en permanence. Plus tard, cette animosité envers mes semblables s’est apaisée. Je remarquais que j’avais beaucoup plus de copines que de copains. Puis, j’ai choisi des études culturelles où régnait la gente féminine.  Il faut dire aussi que je baigne dans le gynécée depuis ma naissance puisque les mâles sont peu nombreux dans notre famille. Et aujourd’hui, je peux dire que mon attirance pour vous est sublimée. Je n’ai plus de réticence pour les retrouvailles « entre filles ». Hommes, je vous aime infiniment et comme j’apprécie de me lover dans les bras d’une femme, sentir sa poitrine rassurante, son ventre fertile, plonger dans son regard plein de tendresse. Je m’autorise plus aux larmes, aux éclats de rire en présence de femmes. Mon envie de séduction est toujours là mais bien différente. Il y a quelques jours, j’ai eu la chance de me fondre dans une communauté féminine, de goûter à leur puissance créatrice, d’être écoutée et accueillie exactement comme je suis. A elles et à toutes les autres, j’aimerais dire :

Femme qui porte la culotte. Femme qui baisse la garde.

Grande menue, petite dodue. Au regard bleu acier, aux prunelles inondées,

Grand-mère, jeune femme. Tu t’oublies à tout âge.

Ils te répudient et tu restes dans ta cage.

Cheveux de feu, coupe à la garçonne, tu t’en veux et tu frissonnes.

L’homme grand et fort, tu aimerais qu’il te panse.

Mais c’est toi son contrefort, alors tu t’en balances.

Femme glissée sou(s sa che)mise, tu rêves qu’il ouvre la danse,

Mais bien souvent tu te brises à t’interdire dans le silence.

Telle une madone superbe, tu pardonnes à ceux qui titubent.

Et un jour, c’est assez. Des larmes redessinent ton sourire.

Tu quittes le camp des blessées et tu décides de jouir.

Tu retrousses tes manches, tu soulèves ta jupe,

Et tu glisses ta pulpe le long de tes hanches.

Tu sens la chaleur dans ton vagin. Ce deuxième cœur qui est le tien.

Re-connais-toi, invite-le.

Défiez les lois.

A deux, c’est mieux.

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