Dites ouïe !

C’est grâce à toi tout ça

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A écouter

 

A lire

Voilà, ça fait deux ans que…je t’écris ! C’est pas (encore) 100 patates mais 100 textes que tu as bien voulu lire et/ou écouter. Qui a eu cette idée folle de publier ses pensées intimes sur la toile ? Parfois, je me demande pourquoi cela ne reste pas au chaud dans un joli carnet sur ma table de chevet. Pourquoi est-ce que j’ai besoin de le publier ? Pour faire ma crâneuse ? Par ennui ? Parce que je rêvais d’être maîtresse et de donner des leçons ? Toujours est-il qu’il y a deux ans, j’ai essayé pour voir. J’avoue que si je n’avais pas eu de commentaire, je n’aurai peut-être pas continuer car, même si j’me la joue Je marche seule, j’ai sacrément besoin d’encouragements. Je guette le nombre de vues et je lis les commentaires avec soulagement, ça m’agace parfois d’avoir besoin de validation des autres pour exister. J’ai l’impression d’avoir 6 ans et de réclamer de l’attention : « Regarde ma jupe, elle tourne ! J’suis belle, hein ? ». Comme si je ne me sentais pas encore assez grande pour me congratuler moi-même. « J’ai reçu 8 pouces aujourd’hui, ouf j’existe ! ». J’ai l’impression qu’en partageant mes pensées et projets, ça me permet de m’engager vraiment comme ces gens qui disent à voix haute : « j’arrête de fumer ! ». Après tout, cela ne regarde qu’eux et pourtant j’entends dans leur annonce : « …et ça n’a pas été facile de me décider. Alors, s’il vous plaît, aidez-moi, encouragez-moi, j’y arriverai mieux avec votre soutien. ». Ces derniers temps, je me suis sentie en pleine crise d’ado du genre : «Foutez moi la paix et…euh, restez pas trop loin pour me consoler ! ». J’ai détesté les phrases du genre « C’est de famille ! » ou encore les « je te connais comme si je t’avais faite » par horreur d’être juste une copie conforme, d’être prévisible. J’avais peur de ne plus être moi, peur d’être moi, peur de ne jamais me trouver. Ce que je voulais c’était être unique, exceptionnelle, originale. Je me plaignais d’être le vilain petit canard ou le mouton noir tout en jubilant de me différencier. J’ai beaucoup philosophé, je me suis plongée dans des livres qui apprennent à se trouver…ou pas. Puis j’ai organisé un vide-greniers pour me débarrasser : « Caliméro, Mère Thérésa, la malade imaginaire…je revends ! » et que j’avais pas pu m’empêcher d’acheter de nouveaux masques : « Je prendrai Madame Bovary, Little bouddha et Merlin l’enchanteur. ». Tout en braillant que cette fois, j’étais juste moi-même, 100 % pur jus. Je me suis réfugiée dans des cases pour échapper aux classifications, le comble. Aujourd’hui, je réalise que je suis tout ça à la fois : oui je médite et aussi il m’arrive d’être super vénère, certes je m’émerveille du miracle de la vie et parfois je pleure ma condition humaine. J’ai voulu jeter mes vieilles peaux comme si c’était les autres qui me les avaient refilé : la faute à mes parents, la faute aux profs, la faute aux institutions, la faute à mon mari, la faute à mon ex… Alors oui j’ai été influencée et puis j’ai bien voulu les écouter, me construire avec eux, m’appuyer sur leurs principes. Personne ne m’a enfermée pour me forcer à penser, personne ne m’a lavé le cerveau contre mon gré. J’ai cheminé dans la forêt en cueillant ça et là les baies qui me plaisaient. Ça me fait du bien de le réaliser. Il ne s’agit pas simplement d’écrire « chacun est responsable », c’est bien de le vivre. Et surtout d’accepter de l’expérimenter. Je croyais que j’étais déjà à un top niveau de confiance et d’estime de moi et je m’aperçois que je suis une débutante. Petite scarabée. Alors, je ravale ma fierté et mes illusions et je me raccroche à la branche. Je suis moi et c’est déjà bien (et pour intégrer ça je vais me le répéter régulièrement pour pas que ce soit juste une jolie maxime) parce qu’il ne s’agit pas d’écrire Je m´aime donc je suis pour que ce soit la vérité. Parce que si sur scène je joue le rôle de l’épanouie et qu’en coulisse, je me ratatine, c’est pas juste. Si je continue à me juger, à me mal-traiter, à m’étouffer dans l’œuf, c’est sûrement pas les autres qui m’apporteront de l’amour constructif. Aujourd’hui, je sais pas si j’y arriverai à profondément m’aimer et ça me fait flipper. Ce qui a changé c’est que j’ai envie d’essayer…vraiment…chaque jour. Et puis j’ai envie de te remercier. D’être témoin de mes avancées, de mes hésitations, de mes tournées en rond. Merci de prendre le temps, dans ta vie bien chargée, de te connecter à RadiOdré, merci d’oser me critiquer, de m’encourager. Grâce à toi, je trouve un sens à mes réflexions et je reprends confiance en l’être humain. Tu es comme un tuteur, parfois anonyme, parfois très présent.e, à ta manière tu me fais la courte échelle pour que je puisse aller voir plus loin. Je réalise avec joie que la parole libère la parole et je suis profondément heureuse si je peux mettre mon petit grain de sel dans l’océan des émotions. Merci à toi de tout mon cœur pour tout ce que tu as déjà fait pour moi et d’accepter de rester à mes côtés en continuant de cliquer, en partageant à tes ami.e.s, en créant un tel buzz sur la toile que même Corinna Rictus voudra écouter RadiOdré au lieu de se propager ! Allez…chiche ?!

p.s : et puis si tu connais le Cher directeur* de Radio France, des éditeurs, des recruteurs d’écrivaine en herbe…dis-leur de m’appeler s’il te plaît ! Bisous !

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