Arbre à palabres

Dites ouïe !

Should I stay or should I go ?

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Cocon finement – épisode 10

A écouter

 

A lire

Chaque jour, quand j’allume mon téléphone, je découvre des tas de messages bienveillants avec moult liens pour des méditations, des reportages, des émissions. Tout me parait très intéressant et je me dis que si je me mettais à tout lire, à tout cliquer, ça occuperait bien ma journée. Je suis à la fois flattée qu’on ait pensé à moi et aussi saoulée par tant de sollicitations. Comment faire le tri ? Je vous ai déjà parlé de ma propension à la dispersion… J’ai l’impression que ce cocon confinement, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres !

Ce matin, un message d’une amie gagne mes faveurs, il y est question d’entraide, de sites internet pour mettre en lien des personnes qui ont envie d’aider et d’autres empêchées. Aussitôt mes yeux brillent, la sauveuse en moi s’active, mon côté patriotique, que je découvre à peine, sautille ! Qu’entends-je ? On a besoin de moi ? Je vérifie si je fais bien partie des potentiels aidants et c’est avec une joie, non dissimulée, que je réalise que je suis exclue de la liste des personnes fragiles. Voilà, il aura fallu un vilain virus pour que la vérité éclate et que je cesse de me comporter en pauvre petite chose blessée ! Trêve de plaisanterie, depuis 10 jours, je sens bien au fond de moi que je suis immunisée et que je resterai en bonne santé. J’avoue que ça fait du bien de lire noir sur blanc que j’ai peu de risque d’être contaminée.

Ma réjouissance dégustée, j’ouvre une nouvelle question : est-ce que j’ai envie d’aller aider ? Il est proposé des tas de services comme faire des courses ou garder des enfants. C’est curieux car il y a 1 mois, je placardais des petites affichettes avec ces mêmes compétences autour de chez moi. Moi qui voulais me sentir utile, j’y vois un signe. Ça a l’air assez simple : les gens renseignent leurs besoins et je peux y répondre favorablement. Mais comment ça se fait qu’à la radio, ils disent qu’on va devoir vraiment rester enfermés et que tout plein d’initiatives fleurissent pour aller donner la main, gantée certes, mais tout de même ? J’avoue que je ne sais plus quoi penser. Ça parait plutôt justifié d’aller faire des courses pour ma voisine de 76 ans et pourtant, je barguigne… Est-ce que quelqu’un veut bien décider à ma place ? Quand ils ont dit « tout le monde reste chez soi », j’étais indignée et aussi soulagée que ça vienne d’en haut. Je réalise qu’en l’espace de dix jours, ma capacité à prendre des décisions toute seule est allée se cacher dans un coin discret. A part, décider de manger un risotto ou une omelette, de regarder Avatar ou de lire Christian Bobin, de me faire un chignon ou de laisser mes cheveux détachés, je n’ai pas vraiment eu à statuer.

Alors, t’as décidé ? Je pourrais appeler maman, poser la question sur Fastplouc, créer un groupe sur vaseApp pour m’aider à avancer. Et si je commençais par convoquer tous mes MOIs, ça fait longtemps qu’on ne s’est pas fait une réunion. May I have your attention please ? L’objet de ce referendum est le suivant : dois-je aller aider mon prochain ? Chacun y va de son commentaire :

oui tu te sentiras plus utile,

non c’est risqué, Coralie, ta copine infirmière te l’interdirait,

oui, tu seras autorisée à prendre l’air,

non, tu te sentirais bête si tu deviens malade et que tu débarques à l’hôpital bondé

oui, ce serait comme se glisser dans la peau de Bruce Willis !

non, est-ce que tu pourrais être un peu raisonnable, au moins pour quelques semaines ?

vas-y, les autres diront que tu es courageuse et généreuse !

reste à la maison, tu aides déjà à ta façon en publiant tes opinions

oui oui oui, ça te fera une très bonne excuse pour éviter de commencer à écrire ton livre…

Je remercie tous mes associés et je m’en vais délibérer…

Dites ouïe !

Une chambre à soi

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Cocon finement – épisode 9

A écouter

 

A lire

Quand j’étais enfant, je pouvais passer des heures enfermée dans ma chambre. C’était mon antre, j’avais même le privilège d’en posséder la clé. Même si mes parents semblaient inquiets parfois, surtout quand j’étais claquemurée, ils respectaient mon isolement. Quand j’allais jouer chez des copains et que je découvrais qu’ils partageaient leur chambre, j’étais outrée. Comment aurais-je supporter ? C’était si bon d’être confinée entre mes posters de Brad Pitt, ma chaîne hi-fi flambant neuve et tous mes secrets. D’ailleurs, j’aurais voulu garder cet espace confidentiel mais le panneau « interdit d’entrer » dessiné sur ma porte semblait désuet. La moindre des choses était de toquer avant d’oser franchir mon seuil.

Dans cet espace de 15 m2, j’organisais mon pays : un coin beauté avec ma coiffeuse digne d’Audrey Hepburn, mon lit perché comme pour me protéger d’intrusifs rampants et me rapprocher un peu des nuages, sous celui-ci était niché mon secrétaire en bois verni sur lequel je passais des heures à réviser, à rêvasser, à graver le nom de mon amoureux. Juste à côté, une sorte de fauteuil/matelas qu’on appelait chauffeuse – j’ai jamais su pourquoi  – peut-être parce que plus grande, je m’y loverai contre un garçon émoustillé. J’avais la seule chambre qui donnait sur le jardin, une porte-fenêtre rien qu’à moi : la promesse d’échappées et aussi l’angoisse d’intrus inopinés, la joie de pouvoir ouvrir mes volets sur une nature généreuse et aussi la colère, lorsqu’en été, chacun foulait ma moquette les bras chargés de saladier de taboulé, d’assiettes colorées pour aller déjeuner les pieds dans l’herbe. Bien avant d’être majeure, j’avais un chez moi.

Depuis, mon besoin d’espace particulier a perduré. J’ai expérimenté la colocation avec difficulté. La vie à deux me questionne. Pourquoi faudrait-il tout partager sous prétexte qu’on est un couple ? Et surtout, comment réussir à partager le sommeil que je trouve si intime et précieux ? Je me souviens des copines qui voulaient toujours dormir l’une chez l’autre, elles m’invitaient et je rechignais : j’étais tellement mieux dans mon lit à moi, seule avec mon doudou, les odeurs familières, mes positions préférées. J’ai parfois ressenti ce malaise avec mes amoureux. J’ai besoin de noir complet, d’un silence épais et de me coucher à l’heure des poules et eux, ils ronflaient, boudaient les volets et étaient noctambules. A croire que je le faisais exprès ! Certains me lançaient, guillerets : « Tu vas t’habituer ! ». Et si c’était mes anciennes habitudes que je voulais garder ? Celles que je pratique depuis 3 décennies. Peut-être qu’après 30 ans de vie commune, je serai prête à changer. Je trouve qu’en collectivité, on éprouve les compromis, je propose de les réserver pour la journée et de s’octroyer la paix pour les nuitées !

Moi j’aime pouvoir m’étaler, péter en toute impunité, grincer des dents sans gêner, allumer la lampe de chevet à 3h du matin, déambuler aux wc sans devoir marcher sur la pointe des pieds, compter les moutons à voix haute, respirer amplement sans risquer d’asphyxier mon beau Morphée… Certains sont très à l’aise pour faire ça en communauté, moi pas. Peut-être que ça viendra quand je serai complètement amoureuse de moi-même, connectée à mes ressentis et pas à ce qu’il pourrait penser. En attendant, je vote pour une chambre chacun pour soi. En plus de satisfaire ma part complexée, individualiste et exigeante, je prends soin de ma peur du désintérêt, du « tu me regardes plus comme avant ». J’imagine que nous séparer pour roupiller nous rapprochera au petit déjeuner. Je fantasme des rendez-vous dans nos deux chambrées !

En période de cocon finement, nous deux dans 100 m2 me rappelle parfois ma chambre en résidence étudiante. Je respire profondément et je pense à tous ceux qui n’ont pas la chance d’avoir autant d’espace que nous. Comment j’aurais gérer à 5 dans un T2 ? Je crois que j’aurais tout fait pour créer ma bulle, même dans un coin de la pièce : un petit coussin, mon livre préféré, une photo de champs d’oliviers. Peut-être même que j’aurais fabriqué une Cabane ! avec un drap jeté sur 2 chaises. A l’abri, j’aurai mis mon casque et écouté ma musique préférée quand mon cœur s’emballerait. J’aurais osé demander aussi : à mon frère et à ma sœur du silence. « Papa, tu veux bien baisser le son de la télé s’il te plaît ? ». C’est peut-être le moment que chacun s’exprime sur ces limites et son bien-être. Parfois, j’aurais initié une boum où chacun pourrait se lâcher et crier en même temps – 15 minutes top chrono – pour que le reste du temps, on arrive à cohabiter dans la gaieté.

Encore une fois, je me sens infiniment chanceuse et à vous, qui êtes entassés, je vous envoie quelques mètres carré…

Dites ouïe !

Mantra, bûto, dodo

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Cocon finement – épisode 8

A écouter

A lire

Je me sens souvent dispersée : je fais chauffer de l’eau, je lance une machine, je lis un texto, je me prépare un thé, j’ouvre mon livre, je me rappelle que je n’ai pas répondu à Nicolas alors je me saisis de mon portable, je reprends mon bouquin et en apercevant l’heure, j’ai envie d’allumer la radio pour écouter Grand bien vous fasse, j’écoute 10 minutes puis j’ai envie d’aller au toilettes, tant que j’y suis, je me brosse les dents, le téléphone sonne, je discute 20 minutes, mon thé est froid… La plupart de mes journées se passent comme ça, depuis des années. Est-ce que c’est lié à ma curiosité ? A mon manque d’organisation ? Je vois bien que la plupart des gens sont comme ça. On est sacrément doués pour zapper. Certains ont l’air de s’en accommoder, moi je réalise que ça me fatigue, enfin je me fatigue. A 21h, mes yeux se ferment et quand je fais le bilan, je n’ai effectué que des micro tâches.

Je me disais qu’au moins je jouissais de ma liberté, je me targuais d’avoir un rythme non conventionnel parce que les gens rigides m’ennuyaient. Pourtant, j’ai souvent ressenti un besoin de cadre. En CM2, je refusais de dire des gros mots parce que mes parents l’avaient interdit, « ils n’en sauront rien ! » s’exclamaient mes copains. C’était vrai, néanmoins j’avais besoin d’être mon propre parent ou maître d’école. Je vivais dans un tout petit village à la campagne avec des parents qui croyaient en mon autonomie, je me sentais à la fois affranchie et effrayée. Je me suis construite sur une ambivalence : besoin d’être mon propre maître (I want to break free) et l’attente que les autres me donnent des règles (Passe ton BAC d´abord). J’ai l’impression d’avoir vogué entre deux îles : Liberté et Limites. J’hésitais, je voulais tout. Tantôt habitée par un souffle baba cool, tantôt attirée par la comptabilité. Le confort et l’aventure.

J’ai longtemps cherché, niant parfois une facette puis l’autre comme s’il fallait me décider. J’alternais maladroitement entre l’ultra sérieuse et la carrément timbrée. On m’a même parlé de bipolarité. Et récemment, j’ai compris que je peux être ourse et aigle, intello et délurée, prudente et audacieuse. C’est un travail quotidien pour que ces binômes s’accordent. J’ai entendu dire que plus on est créatifs, plus on a besoin d’un cadre. Moi qui fantasmais une vie de bohème, genre le marchand d’inspiration viendra me saupoudrer comme le marchand de sable…que nenni ! Il semblerait qu’il faille de la structure, de la discipline, de l’ordre. Ces mots me faisaient peur car ils m’évoquaient pêle-mêle : Hitler, ma prof de maths, un soldat américain, Tatie Danielle, l’inspecteur des impôts. Et puis, j’ai senti la part de moi qui a besoin de ça, celle qui aime passer l’aspi, celle qui, l’air de rien, remet le tapis bien parallèle, celle qui se tient droite à table.

Ce cocon finement me fait m’interroger encore plus qu’avant (si si, c’est possible !) : est-ce que c’est des vacances forcées ? ou au contraire le moment de me mettre sérieusement à l’œuvre ? Pour trouver un juste milieu entre mes envies de lézarder et de créer, je me réconcilie avec la discipline. Alors qu’avant ça me paraissait flippant, je ponctue chaque journée de rituels : j’ouvre les yeux et je récite mes vœux, je fais mes ablutions et je vais faire de la gym dans le jardin. Même si la cantine est fermée, mes réunions annulées, je prends des vrais repas à heures plus au moins fixes. Je m’invente un emploi du temps quotidien. C’est plutôt jouissif de me prendre pour Dieu ou mon propre patron : c’est moi toute seule qui décide quoi faire et comment !

Comme j’ai une bonne mémoire, j’ai toujours tout gardé en tête et maintenant j’apprends à faire des listes pour libérer mon cerveau surchargé. Qu’est-ce que j’ai envie de faire aujourd’hui ? Quel est le degré de priorité ? Qu’est-ce qui s’annonce plaisant et moins agréable ? Je découvre que c’est une vraie satisfaction de barrer une tâche quand c’est fait ! Et pour contrer ma peur de la lassitude, j’ai une valise pleine de rituels différents (méditation, dessin, écriture, danse, massage, yoga), avec toutes les vidéos sur internet, je ne manque pas d’idées ! C’est comme si je construisais une espèce de colonne vertébrale qui me maintient de bonne humeur. Grâce à Routine, ma nouvelle copine, les mots crise, urgence, catastrophe, viennent se cogner à ma carapace dorée au lieu de me terrasser. Et puis, je savoure d’autant plus les récrés : James Brown passe à la radio, je pousse les meubles et je vais me déhancher, une odeur de gâteau au chocolat s’incruste sous la porte et je décrète que c’est l’heure du goûter. Quand vient la nuit, je m’étire comme un chat, je me souhaite de beaux rêves et je me réjouis car demain encore, je pourrai jouer à la présidente, la cheffe d’orchestre, l’architecte de ma vie de confinée, j’ai encore beaucoup à organiser !

 

Dites ouïe !

Se déconnecter

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Cocon finement – épisode 7

A écouter : le silence, le bruit de la tondeuse, ma sœur qui chante, le chat qui ronronne, le crayon qui gribouille, les aiguilles qui tricotent, le bébé qui gazouille, les ronflements de mon aimé, le frigo qui s’exprime, la promesse de lendemains meilleurs

A lire : ton sourire, les lignes de ma main, la recette de madeleines, les tâches au plafond,  la lettre que je rédige pour toi, les nœuds du parquet, les rides au coin de tes yeux, l’avenir radieux

 

Dites ouïe !

A tes souhaits

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Cocon finement – épisode 6

A écouter

 

A lire

Avec mes copains, on se demande si on n’a pas provoqué la situation actuelle. Certains ont souhaité très fort avoir du répit dans leur boulot, d’autres réclamaient du temps pour bricoler chez eux, moi je voulais expérimenter le quotidien avec mon amanreux…est-ce que nos vœux ont été exaucés ? Certes, frotter la lampe a eu des répercussions plutôt extrêmes. Ça me fait penser à ces sorcières débutantes qui se trompent d’un mot dans leur formule et font apparaître un djinn mort au lieu d’une mine d’or. Depuis peu, je crois à ce qu’on appelle le pouvoir de l’intention : désirer quelque chose très fort le fait se produire. C’est d’ailleurs pour ça qu’il faut être prudent parce que souhaiter des évènements pas cool peut devenir vraiment pas cool. J’ai souvent fait l’expérience en pensant « je vais me faire engueulée », « je ne vais pas être prise », « il va pleuvoir et ce sera annulé ». J’étais à la fois satisfaite de mes pouvoirs divinatoires et à la fois déçue que le négatif, auquel je pensais, se produise. J’ai longtemps dit « je préfère imaginer le pire » pour me réjouir si jamais l’inverse arrivait. Sauf que je réalise que si on met beaucoup d’énergie à imaginer le pire, ça arrive.

Sachant ça, je me dis que si j’inverse la vapeur, ça peut s’avérer très très bon. Quand je vais à un entretien, si j’ai vraiment envie d’être recrutée (oui parce que il m’est arrivé d’aller à des entretiens alors qu’au fond de moi, je ne voulais pas que ça marche) alors je me répète « ça va le faire, je vais leur plaire » et je me visualise déjà en poste. J’ai aussi dessiné des situations rêvées et, croyez le ou non, elles se sont réalisées ! Attention, je ne dis pas qu’il suffit de fantasmer, de remuer le bout du nez ou de claquer des doigts pour que ça existe. Il y a un autre élément non négligeable : l’action. Si je me contente d’attendre que l’argent dégringole du ciel et remplisse mes poches, je crois que ça pourrait durer longtemps. Par contre, si je me visualise riche, si je fais la liste de ce que je peux faire à mon humble niveau d’être humain pour que ça devienne une réalité, je suis persuadée que j’avancerai vers la prospérité. Il y a un autre ingrédient essentiel à cette recette magique, c’est la sincérité. Ce que je souhaite doit vraiment venir du fond de mon cœur. Souvent dans les films, quand on demande à quelqu’un ses 3 vœux, il y a la richesse, l’amour, la santé. Pas mal. Est-ce qu’on peut préciser ? Comment je veux être riche exactement ? Du genre millionnaire avec 5 résidences secondaires, 3 voitures de collection, un court de tennis privé ? Le même mot peut avoir plusieurs définitions en fonction de la bouche de laquelle il sort. Moi, par exemple, je veux être riche pour pouvoir acheter de bons produits locaux et bios, rembourser mes dettes, mettre de l’essence dans ma voiture pour me déplacer comme je veux, pouvoir louer un gîte de temps en temps pour un week-end découverte, inviter mon ami.e au resto, acheter plein de timbres pour envoyer des cartes postales, suivre une formation de massages, aider financièrement mon cousin, payer mon acupuncteur… C’est peut-être moins romantique que dans Aladin…plus efficace !

Alors je me dis que ce cocon finement est une belle opportunité d’y songer et de se l’avouer discrètement dans un cahier, à voix haute sur TVme, susurré comme un secret dans une oreille innocente. Qu’est-ce qui me fait vibrer ? Où est-ce que je veux vivre ? Qu’est-ce que je veux construire ? Est-ce que je suis vraiment en phase avec cette personne qui partage mon lit ? Et si on se faisait un petit update de nos envies. Pourquoi attendre un 31 décembre pour s’y coller ? Le printemps me semble tout à fait propice. Il est dit que la nouvelle lune symbolise un nouveau départ et dévoile l’occasion de rafraîchir nos rêves et nos désirs, ça tombe bien, c’est demain ! Et puis, cette fois on peut en choisir plus que 3…

Je veux rire au moins une fois par jour.

Je veux dormir paisiblement.

Je veux être heureuse au travail.

Je veux que le corona virus soit du passé. 

Je veux être pleine d’énergie.

Je veux voir mes souhaits se réaliser.